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Montceau : Union locale CGT

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Communiqué :

 

« Selon l’Union nationale des étudiants de France (Unef), le budget nécessaire pour l’année scolaire 2022 augmente de près de 6,5%, soit 428 euros de plus en un an. La précarité des jeunes en formation et en insertion est palpable, le montant des bourses ne suit pas, la prime rentrée de 100
euros octroyée par le gouvernement ne suffit pas.

Avec l’inflation et l’augmentation des prix de la vie courante, les syndicats étudiants font les comptes et ont interpellé le gouvernement. Dans sa dernière enquête sur le coût de la vie étudiante publiée mi-août, l’Unef avance des chiffres alarmants : « Une augmentation globale de 6,47% qui varie selon les postes de dépenses mais est toujours orientée à la hausse, ce qui représente un budget supplémentaire de 428,22 euros par rapport à la rentrée 2021 », calcule Samya Moktar, vice-présidente de l’Unef. Soit 35,70 euros de plus par mois.

C’est à Paris (1 332,52 € de reste à charge), Nice (1 113,73 €) et Lyon (1 089,48 €) que la vie étudiante est la plus chère, à Limoges qu’elle l’est le moins, selon les chiffres de l’Unef. Au logement et à l’alimentation s’ajoutent les frais d’inscription obligatoires : 170 euros en licence, 243 euros en master pour les étudiants français et européens. Depuis 2018, ils s’élèvent à 1 170 euros et 2 770 euros pour les étudiants étrangers hors-UE.

Selon l’Unef, en cinq ans, le coût de la vie courante pour un jeune en formation a progressé de 16,8%. « La réponse du gouvernement a été de réformer l’aide personnalisée au logement, APL, soit une perte de 63 euros par mois, affirme la porte-parole de l’Unef. En janvier, le gouvernement
a accordé 150 euros de prime inflation, aujourd’hui, une prime de rentrée de 100 euros, mais pour le syndicat étudiant, « ce qu’il faut vraiment, ce sont des mesures structurelles ».

Système boursier à bout de souffle – La pandémie et l’inflation ont exacerbé la crise étudiante mais les vraies causes sont conjoncturelles. Les queues devant les points de distribution alimentaires n’ont pas disparu avec la fin du confinement.

« Si la crise du Covid-19 et aujourd’hui l’inflation aggravent les choses, il faut cesser de croire que ce sont les seuls facteurs d’explication », insiste Samya Moktar. « Il y a toujours des étudiants qui ont faim et doivent travailler, acceptent des emplois précaires pour pouvoir manger et se loger de
manière digne », constate aussi Alexandre Fels, copilote du collectif jeunes à la CGT.

La Confédération a publié en juin un plan pour la jeunesse, et l’une des mesures phares proposée est la création d’une allocation d’autonomie modulable pour garantir des conditions dignes d’existence, d’études et d’entrée dans la vie active. Une demande également portée par l’Unef.
À l’antenne de France Info le 15 août, la présidente du syndicat étudiant, Imane Ouelhadj, dénonçait un « système d’aides sociales des étudiants à bout de souffle ». et jugeait nécessaire de réformer le système boursier.

Près de trois étudiants sur quatre sont exclus du système de bourses, et près d’un tiers des boursiers (31,8 %) sont cantonnés à l’échelon minimum et perçoivent 103,20 € par mois, tandis que l’échelon maximum (qui concerne moins de 7 % des boursiers) équivaut à 567,90 € par mois. « Prendre en compte la situation économique des parents n’est pas toujours adapté quand on sait que de nombreux étudiants ne sont pas soutenus financièrement par leur famille. Les critères de nationalité non plus », détaille Samya Moktar.

Tout comme la CGT, l’Unef demande la mise en place d’une allocation d’autonomie pour les jeunes en formation ou en voie d’insertion.
Elle l’estime à 1 102 euros par mois : de quoi vivre, se loger, se soigner, sortir, et étudier sereinement. Et pour se déplacer, le syndicat étudiant prône la gratuité des transports. »

 

 

 

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